| Préconisations du groupe de pilotage (Réunion du 3 décembre 2003) ________________________________________ 1) Tout exercice sur les moyens d’expression doit s’appuyer sur les éléments principaux de la séquence, qui soient porteurs de sens : - usage de textes - échanges verbaux fondés sur une situation de communication - divers supports, dont l’image ________________________________________ 2) Ainsi, les exercices structuraux systématiques sur les oppositions pertinentes de phonèmes, comme il en existe dans les documents sur les interférences, ne peuvent pas être utilisés tels quels, car ils sont vides de sens s’ils ne sont pas inclus dans une séquence. Chaque fois que lors d’une séance on voit un point grammatical qui met en jeu une opposition de sons mal perçus, on en profite pour reparler de cette difficulté spécifique et l’on organise un moment limité d’exercices structuraux concernant ces sons. Comme ce sont des sortes de gammes, il faut la plupart du temps y revenir souvent. ________________________________________ 3) Vu l’interaction entre les langues en présence en Polynésie, il est important d’aborder des phénomènes d’interférences, mais on ne peut limiter la méthode à l’interlangue, car la langue française a des difficultés intrinsèques que rencontrent une grande majorité de non-francophones, difficultés qui se s’expliquent pas uniquement par la situation spécifique de Polynésie. Exemple : « dont » traduit par « que … en » (le roman que j’en parle au lieu de dont je parle), etc… Le groupe devra identifier ces difficultés. ________________________________________ 4) Deux choix nous paraissent aussi légitimes l’un que l’autre : - Ou bien analyser avec les élèves les interactions entre structures de phrases en français et en tahitien - Ou alors maintenir les deux systèmes séparés, ce qui n’empêche pas d’orienter les exercices sur la phrase française en fonction de ce que l’on sait sur les interactions, sans en parler explicitement aux élèves. Le groupe-langues doit garder la souplesse nécessaire par rapport aux diverses propositions de ses membres, et éviter toute attitude doctrinaire. ________________________________________ 5) Apprendre à faire varier une situation de communication en fonction de l’intention du locuteur. Distribuer les rôles (expression théâtrale) ________________________________________ 6) L’expression théâtrale permet aussi le réemploi de l’acquis dans des situations nouvelles ________________________________________ 7) Travailler sur tous types de textes, par exemple des types aussi différents qu’un texte épique ou un article de presse, etc. … ________________________________________ 8) L’objectif du groupe-langues est de constituer peu à peu le corpus, à l’usage des élèves en grande difficulté, de ce qui plus tard pourra donner lieu à des actions de formation continue, voire à la publication d’un manuel. Le maître spécialisé qui intervient devant un groupe d’élèves en très grande difficulté à TIPUTA a souligné qu’il n’a pas trouvé de documents immédiatement utilisables avec eux. Son expérience illustre aussi combien il faut prendre les élèves au stade où ils en sont vraiment, en toute humilité. ________________________________________ 9) les productions initiales du groupe sont produites librement, selon les préférences des groupes locaux. A terme, il faudra structurer davantage le corpus ainsi constitué, et établir une sorte de référentiel plus systématique. C’est un travail de longue haleine. Le groupe doit s’interroger en permanence sur les conditions sa propre pérennité et de la continuité de ses travaux. On ne peut pas se permettre une déception de plus, vu les attentes. ________________________________________ 10) Il est important d'encourager les initiatives d'établissement, certains "se lancent " plus particulièrement dans un domaine, par exemple, un travail sur l'explicitation du vocabulaire des consignes, avec une mise en parallèle de la polysémie des mots selon les matières. D'autres analysent une expérience propre à l'établissement. ________________________________________ 11) Il convient de garder cette souplesse de fonctionnement : réunions d'établissement quand c'est ressenti comme nécessaire, réunion entre deux réunions de secteur de gens très motivés qui synthétisent les propositions de la réunion précédente, réunion du Groupe de pilotage, réunion de secteur, avec un rythme en fonction des besoins. (Bien sûr il convient de rester vigilant sur le rythme de ces réunions qui ne doivent pas trop s'espacer, mais l'intérêt des collègues pour ce qu'ils ont à cœur de mettre en place et pour l'échange permet d'être optimiste quant à la possibilité de garder un rythme valable). ________________________________________ 12) Il est vraiment souhaitable que demeure cette ambiance détendue et amicale dans le Groupe, qui, non seulement n'exclut pas le sérieux d'un travail rigoureux mais en crée les conditions. C'est valable partout mais encore plus en Polynésie où tout passe par le cœur et où la valeur du travail collectif conduit avec un esprit d'équipe est pleinement reconnue.
Date de création : 22/01/2007 - 00:09
Dernière modification : 22/01/2007 - 00:09
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