| SÉQUENCE DE 5ème (début d’année). Les modalités de la communication. Le système pronominal dans la communication. Groupe Langues
OBJECTIFS : Cette séquence à dominante langue a pour but à travers les textes des littératures française et polynésienne de clarifier l’esprit des élèves en ce qui concerne l’emploi des pronoms dans différentes situations de communication ou d’énonciation, souvent dans des dialogues issus du récit, de la fable, ou dans des situations de communication telles que celle de la lettre ou du monologue (ou du dialogue intérieur) dans l’écriture autobiographique.
TEXTES ETUDIÉS :
• Au mocassin le verbe, poème de Robert Desnos. • Extraits du roman L’Arbre à pain de Célestine Hitiura Vaite. • Lettre d’Albert Camus à son ancien instituteur M. Germain. • Le Loup et l’Agneau de Jean de La Fontaine (fable). • Extrait de l’autobiographie de Tava’e Si loin du monde.
POINTS DE LANGUE ÉTUDIÉS
• Les pronoms personnels sujets. • Les pronoms personnels compléments. • Verbes transitifs, transitifs indirect et intransitifs (en français) • Les niveaux de langue.
SÉANCE 1
Activités dominantes : Lecture et étude de la langue.
Objectifs : -découvrir l’écart par rapport à la norme dans l’écriture d’un poème de Desnos. -prendre conscience des irrégularités dans l’emploi des pronoms et les corriger.
Au mocassin le verbe. Robert Desnos.
Tu me suicides, si docilement. Je te mourrai pourtant un jour. Je connaîtrons cette femme idéale Et lentement je neigerai sur sa bouche. Et je pleuvrai sans doute même si je fais tard, même si Je fais beau temps. Nous aimez si peu nos yeux Et s’écroulerai cette larme sans Raison bien entendu et sans tristesse. Sans.
La forme poétique est repérée (vers libre) et les élèves sont sensibles à la bizarrerie de ce texte qu’on essaye de situer (la poésie c’est aussi le jeu avec les mots). Il s’agit d’un texte où le poète narrateur s’adresse à quelqu’un. Le premier travail sera de rectifier avec les élèves les pronoms ou les accords. Il est important de remarquer le « il » impersonnel remplacé par le pronom de la première personne : « je neigerai », « je pleuvrai », « je fais beau temps » (comme si le narrateur « faisait la pluie et le beau temps ». C’est un rêve de toute puissance.) Il est préférable avec des enfants si jeunes de ne pas se livrer à des interprétations psychologiques trop complexes sur le jeu des pronoms « tu » et « je ». Pour le « je connaîtrons », ils auront l’occasion de voir dans le parler des paysans dans les pièces de Molière cet emploi inhabituel qui peut être vécu comme un renforcement. Le poème est reconstitué en français normé ainsi il a perdu tout caractère ludique même s’il demeure un peu étrange. Ici les modifications de pronoms font aussi signe vers un manque de communication simple entre le « je » et le « tu » évoqués dans ce poème.
On peut rappeler qu’en tahitien pour les verbes météorologiques aucun pronom n’est employé, on se contente de la particule et du mot désignant le phénomène : Ex : Ua ua inanahi (particule de l’action accomplie) + le mot pluie+ l’adverbe : il a plu hier. Il sera intéressant que les élèves revoient les pronoms avec le professeur de tahitien, entre autre les formes au duel qui n’existent pas en français. « Nous » quand il y a deux personnes se traduirait par « māua » : nous deux et non mātou (nous exclusif) ou tātou (nous inclusif).
Confusions possibles liées à des interférences Comme en tahitien, le verbe ne connaît pas de flexion : sa terminaison reste invariable, il est possible que certains élèves en difficulté réagissent assez peu aux accords étranges : « Nous aimez » au lieu de « nous aimons » peut les choquer moins dans la mesure ou en tahitien le verbe resterez semblable « Te here ra tatou (nous) » / te here ra outou (vous). C’est un peu le même type de confusion qui peut exister entre la forme masculine d’un adjectif qualificatif et sa forme féminine « Cette fille est gentil/ gentille ? »
Travail entre deux séances : exercices à trous il faut soit retrouver le bon pronom sujet ou cod, soit accorder le verbe.
SÉANCE 2
Activités dominantes : Maîtrise de la langue et lecture
OBJECTIF : Faire repérer aux élèves les compléments d’objet directs et indirects les entraîner à la substitution.
Correction des exercices puis distribution d’un court texte de Célestine Hitiura Vaite extrait de L’Arbre à pain.
L’Arbre à pain (extrait de la page 55)
C’est l’anniversaire de Mama Roti demain et elle veut un cadeau. Ça fait une semaine –ou plutôt bientôt un mois –qu’elle n’arrête pas de faire des allusions […] On lui donne toujours un cadeau pour son anniversaire, autrement elle fait la gueule à tout le monde pendant des jours. Mama Roti aime bien quand ses gosses se rappellent le jour de sa naissance. Elle dit souvent : -Toutes ces années je vous ai torché le derrière, vous avez intérêt à me donner un cadeau pour mon anniversaire.
Le texte est lu, la classe repère son aspect familier, le sens de cet extrait et le passage du récit aux paroles rapportées. (Travail à l’oral). Le professeur demande aux élèves de souligner les verbes au crayon et de repérer les compléments d’objet en répondant à la question : « Qui ? », « Quoi ? », « A qui ? » ou « A quoi ? ». Les verbes d’état sont bien sûr exclus puisqu’ils ont des attributs. On isole les pronoms et on les remplace par les noms qu’ils représentent. Rappel sur les notions de COD, COI, COS.
Exercice au tableau du type Elle donne un fruit à son frère : elle lui donne un fruit Elle donne un fruit à son frère : elle le lui donne. Insistance sur leur (sans –s final) pronom pluriel de la 3ème personne.
Confusions possibles liées aux interférences : En tahitien les compléments du verbe sont toujours indirects, les compléments d’objet sont introduits par la préposition « i » : Ex : Ua ‘amu tatou i te mau vī : nous avons mangé des mangues. Cela induit qu’en français certains pronoms COS placés avant le verbe se retrouve après et précédés d’une préposition : « donne à moi le livre » au lieu de « donne moi le livre » et que par une sorte d’hyper correction fautive certains locuteurs vont dire « je la pardonne »ou « je la donne un livre » aussi bien que « je donne le livre à elle », (confusions fréquentes entre COD et COI). Il faut dire que le bon usage des pronoms personnels compléments fait partie des difficultés intrinsèques de la langue française mais les interférences ajoute à cette confusion.
Travail entre deux séances : finir les exercices au brouillon.
SÉANCE 3
Activités dominantes : lecture et étude de la langue.
OBJECTIFS : -A travers un nouvel extrait de L’arbre à pain qui leur parle directement (les personnages parlent le « franco-tahitien », (qui est une sorte de « langue mouvante », non fixée, non écrite), faire repérer un niveau de langue familier non seulement par le vocabulaire mais par la construction des verbes et l’emploi des pronoms. Certains passages sont en fait des « tahitianismes ». -Travailler sur les notions de verbe intransitif, transitif direct, transitif indirect.
L’arbre à pain de Célestine Hitiura Vaite (extrait pages 137 et138).
Materena et sa cousine Tapeta se rencontrent dans le truck et parlent de Rose, la fille de Tapeta, qui veut apprendre le piano. Cela étonne Materena car dans sa famille personne n’a de piano.
Mais personne ne joue le piano. Il doit y avoir des cassettes de piano chez Tapeta. Pour Materena, on ne peut pas avoir envie de jouer le piano si on n’a jamais entendu la musique piano ou si on n’a pas le piano dans la maison pour jouer. Materena sait bien qu’il n’y a pas de piano chez Tapeta, alors depuis quand ils écoutent la musique piano chez eux ? -Vous écoutez la musique piano chez vous ? demanda Materena. -Nous écouter la musique piano ? Tu rigoles ! -Comment ça se fait alors que Rose elle veut jouer le piano, si elle a jamais entendu la musique ? -Eh pa’i, pas besoin d’entendre la musique, elle veut jouer seulement. C’est comme moi quand j’étais petite, je voulais jouer le violon et j’ai jamais entendu la musique violon. -Toi, tu voulais jouer le violon ? Cette fois-ci Materena ne peut pas cacher sa surprise. -Eh ben oui, dit Tapeta qui ne peut pas s’empêcher de rire. Mais tu dis à personne, hein ? J’ai pas envie qu’on me moque. -Bon okay. Alors Rose voulait jouer le piano. -Oui, ma Rose elle voulait jouer le piano. Ils ont un piano à l’école. Ah bon, maintenant Materena comprend. Tous les jours apparemment, à la récréation de midi, Rose allait s’asseoir à côté de la classe de musique pour écouter la merveilleuse musique du piano. On donne des leçons de piano dans cette école-là si tu as les sous pour payer. Alors, Tapeta a décidé que sa fille allait jouer le piano aussi. -Tu sais je suis le genre de maman je ferais n’importe quoi pour mes gosses. -Ah oui, à moi c’est pareil aussi, dit Materena. Elle pourrait raconter toutes les choses qu’elle fait pour ses gosses mais là, ce n’est pas l’histoire de ses gosses. C’est l’histoire de Rose et du piano. -Tu sais j’ai pas beaucoup de sous. Tapeta prend son air pour faire pitié. -Ah oui, à moi c’est pareil aussi. Materena à son tour prend son air pour faire pitié. Mais quand ton gosse a besoin-tu fais tout ce que tu peux, dit Tapeta.
Le texte amuse les élèves. Quand on demande le niveau de langue ils disent tous « familier ». L’enseignant demande pourquoi. « Le vocabulaire », disent certains, « musique piano » ça n’existe pas ! « j’ai pas de sous » c’est incorrect.
Travail à l’oral, on repère déjà les passages de dialogue marqués par les tirets (sans guillemets). Les mots familiers « classiques » comme « gosses », « sous », l’oubli de négations sont repérés et classés en tableau.
Il convient de s’interroger sur les tournures comme « jouer le piano », « la musique piano » (ou violon), « j’ai pas envie qu’on me moque », « à moi c’est pareil aussi », « son air pour faire pitié ». Quelqu’un dit « ce n’est pas du bon français ». Il est intéressant d’introduire la notion de franco-tahitien : mélange de structures polynésiennes, voire d’incursion de mots en tahitien, dans des phrases en français. Il s’agit de faire prendre conscience aux élèves de ces confusions « à moi c’est pareil aussi » est une tournure polynésienne, « musique piano » également : on a coutume de « coller » certains mots dont le sens se complète et donne naissance à un autre mot, ex : fare rata (mot à mot la maison courrier donc la poste). « Pour faire pitié », reprend l’expression populaire « ça fait pitié » (E mea aroha). Jouer le piano témoigne de l’habitude de mêler les constructions directes et indirectes des compléments puisqu’en tahitien les compléments d’objet sont toujours introduits indirectement. Il faut remarquer que là l’expression familière existe aussi bien dans le récit que dans le dialogue. L’auteur reste dans le ton populaire dans le récit qui traduit les pensées de ses personnages. Il est intéressant de noter qu’un verbe comme jouer peut être intransitif : les enfants jouent dans la cour, transitif direct : il joue un morceau connu, transitif indirect : il joue du piano. Certaines nuances sont à apprendre.
Travail entre eux séances : exercice au brouillon souligner des verbes et préciser si dans la phrase où ils se trouvent ils sont transitif direct ou indirect ou intransitif.
SÉANCE 4 en 2h
Activité dominante : expression écrite.
Objectifs : -intégrer les notions de transitivité ou intransitivité pour les verbes. -être capable de réécrire un texte comportant une syntaxe relâchée et des « tahitianismes » en français normé (sans pour autant mépriser le « franco- tahitien » qui est un mode de communication oral). -aboutir à une dramatisation.
Par groupes les élèves doivent réécrire une partie du texte en restituant le vocabulaire, les négations, les prépositions correctes (ou l’absence de préposition). Les élèves rédigent puis proposent leurs versions à haute voix, si on a 27 élèves 3 groupes de 3 auront réécrit un tiers du texte. Les versions sont comparées, la meilleure écrite au tableau (avec des corrections si nécessaire). Ensuite après reconstitution le texte peut être « joué » par des élèves volontaires. La même chose pourrait être faite par fragments en tahitien par le professeur de tahitien si les élèves ont un niveau suffisant.
SÉANCE 5
Activités dominantes : Lecture et étude de la langue.
OBJECTIFS : -aborder la notion de communication dans une lettre. -revoir la présentation d’une lettre. -Le jeu des pronoms (le vous entre autre).
Lettre d’Albert Camus à son ancien instituteur Monsieur Germain.
En 1957, Albert Camus, écrivain français obtient le prix Nobel de littérature (le plus grand prix qui existe). Il envoie alors cette lettre à son ancien instituteur qui l’avait poussé à poursuivre ses études alors qu’il était très pauvre, orphelin de père et que sa mère était analphabète. Toute sa vie Camus continua à écrire à Monsieur Germain.
19 novembre 1957
Cher Monsieur Germain,
J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur que je n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne me fais pas un monde de cette sorte d’honneur. Mais celui-là est au moins une occasion de vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers, qui, malgré l’âge, n’a cessé d’être votre reconnaissant élève. Je vous embrasse de toutes mes forces.
Albert Camus.
La lettre est lue, il est bon de rappeler les notions d’émetteur et de récepteur (destinataire). On identifie la forme de la lettre (lettre personnelle ce qui explique la sobriété du texte, pas d’objet ni de coordonnées). Les élèves doivent repérer les pronoms sujet et objet qui désignent l’émetteur puis le destinataire dans un tableau. Le niveau de langue est identifié. Un petit travail est fait sur le champ lexical de l’école pour insister sur le fait que la lettre évoque à la fois le présent et le passé des deux hommes. Le vouvoiement est commenté. En tahitien il n’existe qu’au pluriel. Les pronoms sujets et COD, COI, COS sont recherchés. « On » est commenté. Il sera intéressant à l’oral de faire relire la lettre en imaginant que Camus est polynésien et donc tutoie son instituteur.
Travail entre deux séances. Commencer au brouillon une rédaction qui sera évaluée. Sujet : Un élève écrit à un ancien instituteur qu’il aimait bien pour lui donner de ses nouvelles et le remercier d’avoir été compréhensif avec lui et ses camarades.
SÉANCE 6
Activité dominante : expression écrite
OBJECTIFS : être capable de rédiger correctement une lettre avec un bon emploi des pronoms.
Travail sur cette rédaction.
Recopiage et mise en page avec la mise en page d’une enveloppe (fournie). Certains enfants pourront envoyer leur lettre qui sera photocopiée.
SÉANCE 7
Activité dominante : oral
Compte-rendu de cette rédaction. Lecture de certaines lettres par des auteurs volontaires.
Travail entre deux séances : lire la fable Le Loup et l’Agneau de La Fontaine (17ème siècle). Repérer les parties de dialogues en les soulignant au crayon. Trouver la morale.
SÉANCE 8 (2h)
Activité dominante : lecture
OBJECTIFS : -Comprendre cette fable et revoir ce qu’est une fable. -travail sur le vocabulaire et sur l’emploi de certains articles. -repérer le jeu des pronoms dans les dialogues qui renseigne sur la communication.
Le Loup et L’Agneau Jean de La Fontaine.
1 La raison du plus fort est toujours la meilleure Nous l’allons montrer tout à l’heure. Un Agneau se désaltérait Dans le courant d’une onde pure. 5 Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure, Et que la faim en ces lieux attirait. Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? Dit cet animal plein de rage : Tu seras châtié de ta témérité. 10-Sire, répond l’Agneau, que votre Majesté Ne se mette pas en colère ; Mais plutôt qu’elle considère Que je me vas désaltérant Dans le courant, 15 Plus de vingt pas en dessous d’Elle, Et que par conséquent, en aucune façon, Je ne puis troubler sa boisson. -Tu la troubles, reprit cette bête cruelle, Et je sais que de moi tu médis l’an passé. 20 -Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ? Reprit l’Agneau, je tette encore ma mère. -Si ce n’est toi, c’est donc ton frère. -Je n’en ai point. -C’est donc quelqu’un des tiens : 25 Car vous ne m’épargnez guère, Vous, vos bergers, et vos chiens. On me l’a dit : il faut que je me venge. Là-dessus, au fond des forêts Le Loup l’emporte et puis le mange, 30 Sans autre forme de procès.
Le professeur lit la fable puis on répond aux questions préparées. Les élèves ont trouvé que la morale est au début. Il est intéressant de commenter cette « morale », immorale mais réaliste. La Fontaine constate mais n’approuve pas. L’enseignant demande si le loup a vraiment été offensé et s’est vengé ou si c’est un prétexte. Il est intéressant de demander aux élèves de trouver une expression qui prouve qu’ils ont raison. Quelques-uns trouvent « sans autre forme de procès » donc sans preuve, sans justice. Les dialogues ont été repérés bien qu’il n’y ait pas de guillemets mais seulement des tirets. Il y a donc dans ce texte une morale, un récit et des dialogues. L’enseignant essaye de faire retrouver aux élèves ce qu’est une fable : un récit, rendu vivant par des dialogues, qui illustre une morale. Il convient ensuite de repérer le niveau de langue et aussi les archaïsmes. Le niveau de langue est soutenu, il faut expliquer « se désaltérait », « onde », « témérité », « châtié », « tu médis », « épargnez ». Par contre, le sens de « tout à l’heure » (tout de suite), « cherchait aventure » sans article devant aventure, « je me vas » (au lieu de je me vais), « encor » (sans –e final par licence poétique) sont des « archaïsmes » (terme à expliquer). On revient donc aux pronoms personnels que les enfants ont étudiés depuis le début de la séquence. D’abord il importe de demander à la classe si le Loup et L’Agneau (les majuscules en font de véritables personnages) s’adressent l’un à l’autre de la même façon. Les élèves trouvent que le loup tutoie l’agneau mais que l’agneau lui parle à la 3ème personne (3ème personne de majesté accentuée par le « votre Majesté »). Les élèves doivent relever les pronoms personnels sujets, COD, COI, COS. On leur précise que beaucoup sont inversés à cause d’un certain archaïsme mais aussi de la rime. (15mn au brouillon) puis on corrige au tableau. Là aussi le « on » (vers 27) est commenté car il permet le « flou » de l’accusation du loup. Un petit tableau des pronoms dans les verbes pronominaux est construit. A partir de « je me venge ». La séance se termine par une lecture expressive du texte avec aussi une attention portée aux liaisons.
Travail entre deux séances : apprendre en récitation les 17 premiers vers.
SÉANCE 9
Activité dominante : oral
OBJECTIFS : -être capable de mémoriser un texte et de le dire de manière expressive. -écouter les autres et les évaluer (à l’aide d’une grille).
Le professeur distribue une grille d’évaluation qui tient compte de la connaissance du texte, du caractère audible de la récitation, des liaisons, du ton, de l’expressivité etc…
Récitation.
Travail pour quelques jours après : finir d’apprendre la récitation. La prochaine séance sera consacrée à une évaluation sommative.
SÉANCE 10
Activité dominante : lecture
OBJECTIFS : Vérifier l’acquisition des connaissances des élèves sur les pronoms personnels que ce soit dans le discours narratif ou les paroles rapportées. -Evaluer leur compréhension d’une situation de communication.
Un extrait de l’autobiographie de Tava’e Si loin du monde est distribué.
Tava’e, perdu en mer, dont le bateau en panne dérive, vient de croiser un thonier qui ne l’a pas vu et n’a pas entendu ses appels.
Ma voix, durant quelques secondes, défia le vide immense qui m’entourait. Mais il était dit que ce bateau m’ignorerait jusqu’au bout et je le vis repartir vers l’extrémité lointaine de son parcours tandis que le courant m’emportait à l’opposé. « Pourquoi m’as-tu fait ça, Seigneur ? Pourquoi ? » J’étais si désespéré que je n’eus pas l’énergie de pêcher ce jour-là. Je restai prostré1 au fond de mon bateau à interroger le Ciel et à chercher une explication à ce qui s’était passé. Comment l’homme de barre ne m’avait-il pas aperçu ? « M’aurais-tu rendu aussi fugitif 2 qu’un défunt, Seigneur, que désormais tes créatures ne me voient plus, ne m’entendent plus ? » A plusieurs reprises, l’idée me traversa que j’avais pu rêver, mais alors l’image du thonier me revenait bien réelle.
1prostré : sans mouvement, accablé. 2 fugitif : dans le texte qu’on a du mal à apercevoir.
Questionnaire :
1) Qui raconte dans les 6 premières lignes ? Relevez un pronom personnel sujet, avec le verbe qui le suit, qui désigne le narrateur. 2) Où se trouve le personnage narrateur ? 3) Recopiez les deux passages de dialogue (paroles rapportées directement). Puis relevez les mots qui désignent le destinataire de ces paroles. 4) Pourquoi Tava’e a-t-il choisi ce destinataire (deux raisons) ? 5) Quels sont les sentiment de Tava’e ? Relevez un mot du texte qui les exprime. 6) Relevez les pronoms personnels sujets et compléments sous forme d’un tableau.Pour les compléments vous essayerez de préciser : COD, COI ou COS.
SÉANCE 11
Correction de l’évaluation. Révision de la récitation en entier : Le Loup et l’Agneau.
SÉANCE 12
Activité dominante : oral
OBJECTIF : vérifier la bonne compréhension d’une situation de communication à travers un texte poétique récité. Récitation en entier éventuellement à 3 voix : le narrateur, le Loup et l’Agneau.
Date de création : 08/11/2008 - 14:31
Dernière modification : 08/11/2008 - 14:31
Catégorie : Séquences de 5ème
Page lue 1228 fois
Prévisualiser la page
Imprimer la page
|