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18 mars 1916
Mon amour. J'ai été blessé hier à la tête par un éclat d'obus de 150 qui a percé le casque
et pénétré. Le casque, en l'occurence, m'a sauvé la vie. Je suis admirablement bien soigné
et il paraît que ce ne sera pas grave.
Ton Gui.
19 mars 1916
Mon amour, je ne vais pas mal cependant j'ai toujours cet éclat d'obus dans la tête qui n'a
pu être retiré. Je t'adore mon amour, mais je suis trop fatigué pour écrire.
Il vaut mieux que je ne le fasse pas.
Je t'adore.
Gui.
22 mars 1916
Mon amour,
Pour le moment tout va très bien et après radiographie il n'y a pas lieu de repratiquer l'opération qui
avait déjà été faite à l'ambulance le 18 à 2 h. du matin. Je ne sais pas encore si je serai
évacué à l'intérieur, car les blessures à la tête sont vite guéries.
J'ai été blessé juste au-dessus de la tempe droite et je l'ai échappé belle.
Je suis fatigué.
Je t'adore mon amour et prends ta bouche.
Gui.
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