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Poèmes d'élèves [classe de 3e7, Faa'a]


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Texte origine, de René Char
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Poème

Le boulanger n’avait pas encore dégrafé,
Les rideaux de fer de sa boutique
Le village était assiégé, bâillonné, hypnotisé
Et mis dans l’impossibilité de bouger.

Les habitants furent jetés
Hors des maisons
Et sommés de se rassembler
Sur la place centrale.

Un vieux dur d’oreille
Qui ne tenait pas compte de l’ordre
Qu’on lui donnait
Vit les quatre murs et le toit
Voler en morceaux sous l’effet d’une bombe.

J’étais éveillé depuis quatre heures
Marcelle était venu à mon volet
Me chuchoter l’alerte
J’avais reconnu l’inutilité de franchir
Le cordon de surveillance
Et de gagner la campagne.

Le maçon fut laissé pour mort
La patrouille se fraya un chemin
Et porta ses pas plus loin,
Des yeux anxieux et bons
Regardaient dans ma direction.

Un sourire se détacha de ma pâleur
Je tenais à ces êtres par mille fils
Dont pas un devait se rompre
J’ai aimé farouchement mes semblables
Cette journée là,
Bien au-delà du sacrifice.

   Sabrina  

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Dans le village

Dans le village, un vieux, dur d’oreille
Ne tenant pas compte de l’ordre
Vit les murs et le toit de grange
Voler sous l’effet d’une bombe
Il mourut dans la souffrance

Dans le village, éveillé depuis quatre heures
A mon volet, Marcelle était venue
Me chuchoter l’alerte
J’avais reconnu l’inutilité
De franchir le cordon de surveillance

Dans le village, réfugié dans une maison inhabitée
De la fenêtre, je pouvais
Suivre les allées et venues des occupants
Pas un des miens n’y était
Cette pensée me rassura

Dans le village, les S.S surprirent un maçon
Revenant de relever des collets
A leurs tortures sa frayeur le désigna
Sur ce corps tuméfié
Une voix hurlante se penchait

Dans le village, plusieurs personnes approchaient
Tous étaient fous de rages

Dans le village, je fus sauvé

   Erena  

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Les S.S. avaient surpris un jeune maçon

Qui venait de relever des collets
Sa frayeur le désigna à leurs tortures
Une voix se pendait
Hurlante sur le corps tuméfié

« Où est-il ? Conduis-nous »
suivie de silence.
Et coups de pied de crosse
De pleuvoir.
Une rage insensée s’empara de moi
Chassa mon angoisse.

Mes mains communiquaient
A mon arme leur sueur crispée
Exaltaient sa puissance contenue.
Je calculais que le malheureux
Se tairait encore cinq minutes

Puis fatalement il parlait
J’eus honte de souhaiter
Sa mort avant cette échéance
Alors apparurent jaillissant
Des femmes des enfants des vieillards
Se rendant au lieu de rassemblement
Suivant un plan concerté

Ils se hâtaient sans hâte
Ruisselant littéralement sur les S.S
Les paralysant « en toute bonne foi »
Le maçon fut laissé
Pour mort

   Poerani  

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LA RAGE INSENSEE

Je pouvais suivre de la fenêtre,
Derrière les rideaux jaunis,
Les allées et venues nerveuses des occupants.

Les S.S. avaient surpris un jeune maçon.
Qui revenait de relever des collets.
Sa frayeur le désigna à leurs tortures.

Alors apparut jaillissant de chaque rue,
La marée des femmes, des enfants, des vieillards
Se rendant au lieu de rassemblement

Une rage insensée s’empara de moi,
Chassant mon angoisse,
Que mes mains communiquaient à mon arme

La patrouille fraya un chemin
A travers la foule
Et porta ses pas plus loin.

Avec une prudence infinie
Des gens anxieux et bons me regardaient
Et faisaient comme un jet de lampe sur ma fenêtre

Un sourire se détacha de ma pâleur
J’ai aimé farouchement mes semblables cette journée-là
Bien au-delà du sacrifice.

   JAMES  

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L’espoir

Jour et nuits, vous m’avez réclamé et cherché
Jour et nuits, vous avez torturé des gens, et
Jour et nuits, sans réponses on vous a répondu
N’avez-vous pas de cœur ou seulement une pierre à la place
N’êtes-vous pas humains ou seulement des monstres

Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la beauté

Jours et nuits, je me meurs car je sais que c’est moi
Jours et nuits, je ne vois que haine et horreur
Jour et nuits, je me rend compte que
La lucidité est la blessure la plus
Rapprochée du soleil

Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la beauté

Vous me vouliez et vous avez eu et torturé un maçon
Un maçon qui n’avait que pour défense
Son corps, ses bras, ses pieds et sa bouche
Je calculais que le malheureux finirait par avouer
Et là j’eus honte de souhaiter sa mort avant cette échéance

Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la beauté

Puis brusquement et heureusement, la grande surprise
Un raz de marrée de femmes d’enfants et de vieillards
Jaillit de chaque rue
Il se hâtaient sans hâte ruisselant littéralement
Paralysant « en toute bonne foi » les SS

Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la beauté

J’ai aimé farouchement mes semblables ce jour-là
Et cela bien au delà du sacrifice
Je tenais à ces êtres par mille fils confiants
Dont pas un ne devait se rompre
Et là depuis si longtemps un sourire se détacha de ma pâleur

Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la beauté
Toute la place est pour la beauté

   Christiane  

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Sauvé par les habitants.

Vous n’avez réclamé ni la gloire ni les larmes
Ni la haine ni la souffrance
Mais aujourd’hui, vous recevez des coups
Tout ça par ma faute

Je suis recherché par les SS
Pour je ne sais quelle raison
Et vous êtes les seuls à savoir où je suis

Un jeune maçon a été torturé par les SS
Pour qu’il leur dise où je m’étais caché
J’ai eu honte de souhaiter sa mort
Mais il a su se taire
Car il est innocent comme vous

Vous êtes tous sortis de vos maisons
Pour les paralyser en toute bonne foi
Et ils sont repartis

Je n’oublierai jamais ce jour
Le jour où vous m’avez sauvé
Où vous avez sauvé le maçon.

   Berthe  

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Je pouvais suivre tout ce qui se passait de la fenêtre
Derrière les rideaux jaunis
Depuis quatre heure j’étais éveillé
Je changeai rapidement de logis
Pas un des miens
N’était présent au village

Cette pensée me rassura
A quelques kilomètres de là
Ils suivraient mes consignes,
Et resteraient tapis
Des coups me parvenaient,
Ponctués d’injures.

Les S.S avaient surpris un jeune maçon
Qui revenait de relever les collets
Sa frayeur le désigna
A leurs tortures
Et coups de pieds
Et coups de pieds
Et coups de crosse de pleuvoir.

Mes mains communiquaient
A mon arme leur sueur crispée,
Une rage insensée s’empara
De moi et chassa mon angoisse
Je calculai que le malheureux
Se tairait encore cinq minutes


   Haapa  

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Un Amour d’un peuple

La maison inhabitée où je me réfugiais
Autorisait à toute extrémité,
Une résistance armée efficace.
Je pouvais suivre de ma fenêtre,
Les allées et venues nerveuses des occupants.

Les S.S avaient surpris un jeune maçon,
Qui revenait de relever des collets.
Sa frayeur le désigna à leurs tortures.
Une voix se penchait,
Hurlante sur le corps tuméfié.

Mes mains communiquaient,
A mon arme leur sueur crispée,
Exaltaient sa puissance contenue.
Je calculais que le malheureux,
Se tairaient encore cinq minutes,
Puis fatalement, il parlerait.

J’eus honte de souhaiter sa mort,
Avant cette échéance.
Alors apparut jaillissant de chaque rue,
Une marrée de femmes, d’enfants et de vieillards
Se rendant au lieu de rassemblement,
Suivant un plan concerté.

Avec une prudence infinie,
Maintenant des yeux anxieux et bons
Regardaient, passaient comme un jet de lampe
En direction de ma fenêtre.
J’ai aimé farouchement,
Mes semblables cette journée-là,
Etant bien au-delà du sacrifice.

   Rita  

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Le village était hypnotisé
Les villageois étaient sous la gueule des mortiers
Les villageois avaient été rassemblés sur la place centrale

La maison d’un vieux dur d’oreille
Vient de s’envoler comme sous l’effet d’une bombe
Et on vient juste de donner l’alerte

C’était une résistance armée efficace
On pouvait voir par la fenêtre
Les allées et venues nerveuses des occupants

Les SS avaient surpris un jeune maçon
Qui revenait de relever de collets
Sa frayeur le désigna à leurs tortures

   Alicia  

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Le village était assiégé,
Bâillonné, hypnotisé,
Mis dans l’impossibilité,
De bouger.
Un vieux
Vit sa grange voler
En morceaux,
Sous l’effet d’une bombe

Le village était assiégé,
Bâillonné, hypnotisé
La maison inhabitée
Où je me réfugiais
Autorisait à toute extrémité
Une résistance armée

Des coups me parvenaient
Ponctués d’injures.
Les s.s avaient surpris
Malheureusement
Un jeune garçon
Qui revenait, de relever ses collets.
Sa frayeur le désigna
A leurs tortures.
Le village était assiégé.

Une rage insensée
S’empara de moi,
Chassa mon angoisse.
J’eus honte de souhaiter
Sa mort
Cette journée-là
J’ai aimé farouchement
Mes semblables,
Au-delà du sacrifice.

   Rachelle  

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Le village était assiégé, bâillonné, hypnotisé
Un seul geste était impossible.
Chassés de leurs maisons,
Ils ne pouvaient y retourner.

Et moi, j’étais là,
Caché de tout, caché de rien, caché des Allemands.
J’avais la peur jusqu’au cou, mais
Ils me recherchent sans résultat.

Un jeune maçon, imprudent,
Effrayé, se désigna à leurs tortures.
Ils criaient :
Où est-il ? Conduis-nous !
Dans cinq minutes, il allait parler.

Et moi, j’étais là,
Mes mains contre mon arme.
J’eus honte de souhaiter sa mort
Avant cette échéance.
Par miracle, jaillissant de chaque rue,
Des femmes, des enfants, des vieillards,
Pour se rendre au lieu de rassemblement
Suivaient un plan concerté.

Et moi, j’étais là,
Soulagé, plus léger qu’une plume.
Ils venaient de retirer le lourd fardeau
Qui pesait sur moi

A travers la foule
La patrouille s’est frayé un chemin.
Et avec une prudence infinie,
Des yeux anxieux et bons
Regardaient dans ma direction.

Et moi, j’étais là,
Tout souriant, comme si mille fils confiants nous liaient.
Cette journée-là, je les ai aimés farouchement
Bien au-delà du sacrifice.

   Heiura  

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L’impuissance d’un homme réfugié

Il scrutait l’horizon du haut de sa fenêtre
Quand soudain, il vit que l’on maltraitait un être
Et pendant qu’ils lynchaient le pauvre malheureux
Il regretta de souffrir de mille feux

Ce pauvre homme qui souffrait pour ne point le trahir
Essayant tant bien que mal d’agir et de fuir,
Ne pouvant le secourir, il souhaita sa mort
Mais cependant il savait qu’il avait tort.

Quand il se découvrit ses défauts de héros
Il comprit qu’il n’avait rien de plus qu’un autre homme.
Ces ennemis avaient acéré leurs longs crocs
Comme s’ils fussent le grand Cerbère de Rome

Il ne savait plus comment il devait agir
Il perdit la bravoure dont il était fier
Son esprit se mit à chercher une parade
Alors il se sut impuissant malgré son grade.

   Hamatanui  

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La torture

Les habitant furent jetés
Hors des maison
Les clés sur les portes

Depuis quatre heures
J’étais éveillé
Je vis les quatre murs

Le toit de sa grange
Vola en morceaux
Sous l’effet d’une bombe

Je changeai rapidement de logis
Où je me réfugiai
A toute extrémité

Je pouvais de la fenêtre
Derrière les rideaux
Suivre les allées et venues

Les s.s surprirent un jeune maçon
Qui revenait de relever des collets
En pleine journée

J’ai eu honte de vouloir sa mort
Je me découvris à moitié
Un sourire se détacha de ma pâleur

J’ai aimé cette journée-là
Malgré la frayeur
Bien au-delà du sacrifice

   Evelyne  

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Merci pour ce maçon si courageux
Qui ne m’a pas dénoncé au prix de sa vie
Merci pour cette marée de gens qui l’ont sauvé
De cette manière je n’aurai pas sa mort sur ma conscience

Merci pour ce village qui m’a protégé
Car ce jour j’ai aimé farouchement mes semblables
Merci pour ce maçon étranger que je considère comme mon frère
De cette manière nous sommes tous égaux

Merci pour ces SS qui ont fui
De cette manière ils n’ont pas tiré dans le tas
Merci pour ce maçon qui ne m’en a pas voulu
Même si j’ai souhaité sa mort

Merci pour cette brume qui n’a pas gêné les signaux
De cette manière elle ne gênera pas la descente des parachutistes
Merci pour ces regards qui ne m’ont pas dénoncé
Ainsi je me dévoile à moitié

   Edgar  

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Le malheur d’un maçon

Le malheur d’un maçon
Surpris par les SS
M’enragea fortement
En chassant mon angoisse

Je calculais sans haine
Que le jeune maçon
Se tairait cinq minutes
Puis il avouerait tout

Un sentiment de honte
M’envahit brusquement
Ayant souhaité sa mort
Avant cette échéance

Alors de chaque rue
Jaillissaient par centaines
Des femmes et des enfants
Et même des vieillards

N’ayant que pour idée
Celle de le sauver
De cette mort si proche
Oh ! ce pauvre maçon

   Alex  

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Poème de résistance.

Les habitants furent jetés hors des maisons,
Les clés aux portes.
Un vieux dur d’oreille
Vit les quatre murs et le toit de sa grange
S’écrouler sous l’effet d’une bombe.

Les S.S avaient surpris un jeune maçon.
Sa frayeur le désigna à leurs tortures
Coups de poing, coups de pied
Des bleus partout.

Adieu l’amour et le bonheur, adieu mon âme
Adieu le désir, adieu les couleurs du temps.
Ne m’oubliez jamais
Vous qui allez vivre encore quelque temps
Et je vous dis de vivre et d’avoir des enfants.

Il eut honte de souhaiter sa mort,
Lui qui suivait tout de sa fenêtre
Aux rideaux jaunis,
Les allées et les venues des villageois.

Le maçon fut laissé pour mort
Lorsque la troupe de femmes et d’enfants
Fit son apparition autour des Allemands.
Furieuse, la patrouille se fraya un chemin.

Tout était fini,
Avec des yeux anxieux et bons
Tout le village regardait l’homme aux rideaux jaunis.
Il se découvrit à moitié.
Et un sourire fleurit sur mon visage.
J’ai aimé farouchement mes semblables
Bien au-delà du sacrifice, la peur n’existe pas.

   Tahiarii  

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LA VIE SAUVE

Je pouvais suivre de la fenêtre,
Je pouvais derrière les rideaux jaunis,
Voir les allées et venues nerveuses des occupants.

Je les voyais surprendre un jeune maçon.
Je les voyais le torturer.
Lancer des coups de pied et de crosse.

Je voyais toujours, caché derrière ma fenêtre.
Je voyais apparaître de chaque rue
Une marée de femmes, d’enfants et de vieillards.

Je chassai mon angoisse,
J’étais furieux,
A l’idée qu’il dirait tout.

Je regardais les SS qui s’en allaient.
Je détachais un sourire de ma pâleur,
J’étais sauvé.

J’ai aimé farouchement mes semblables,
Je les ai adorés cette journée-là.
Je pouvais avoir la vie sauve.



   Faataua  

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LES INNOCENTS

Les habitants furent jetés hors des maison,
Depuis quatre heures j’étais éveillé,
Je changeai rapidement de logis,
Dans la maison inhabitée où je me réfugiai.

Une résistance armée efficace.
Pas un des miens n’était présent au village,
Cette pensée me rassura,
Des coups me parvenaient, ponctués d’injures.

Les S.S. avaient surpris un jeune maçon,
Sa frayeur le désigna à leurs tortures,
Une voix se penchait sur le corps tuméfié,
Coups de pied et coups de bâtons.

Une rage insensée s’empara de mon angoisse,
J’eus honte de souhaiter sa mort.
Le maçon fut laissé pour mort,
Je me découvris à moitié.

Un sourire se détacha de ma pâleur,
Je tenais à ces êtres par mille fils confiants,
Pas un ne devait se rompre,
J’ai aimé farouchement mes semblables,
Bien au-delà du sacrifice.

   Vahinerii  

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Les innocents.

Les habitants furent jetés hors des maisons,
Depuis quatre heures j’étais éveillé,
Je changeai rapidement de logis,
De la maison inhabitée où je me réfugiai.

A toute extrémité, une résistance armée efficace vint,
Pas un des miens étais présent au village,
Sa faveur le désigna à leurs tortures,
Une voix se penchait hurlante sur le corps tuméfié.

Et coups de pieds et coups de fer le frappaient,
J’eus honte de souhaiter sa mort avant cette échéance,
Le maçon fut laissé pour mort,
Un sourire se détacha de ma pâleur.

Je tenais à ces êtres par mille fils confiants,
Dont pas un ne devait se rompre,
J’ai aimé farouchement mes semblables,
Bine au-delà du sacrifice.

   Vahinerii.  

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Fugitif

J’étais un hors la loi
Pour pas qu’ils m’attrapent
J’étais dans une ville
Leur balles seraient pour moi

Leurs patrouille me cherchaient
S’ils me trouvaient par là
Les villageois parleraient
Ils prirent au hasard

Ils prirent un des leurs
Un pauvre forgeron
D’une autre de leurs façons
Cela dura des heures

D’un coup ils surgirent tous
Leur faisant une grande peur
Ils s’en allèrent sur l’heure
Au milieu de la foule

   Dimitri  

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