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IV - textes trouvés sur l'internet


    Amélie poulain  

Jeune fille timide, elle cultive un goût particulier pour les tout petits plaisirs : plonger la main au plus profond d'un sac de grains, briser la croûte des crèmes brûlées avec le dos de la petite cuillère ou faire des ricochets sur le canal Saint Martin. Dans la nuit du 30 août 97, le déclic se produit : elle prend la décision de réparer les cafouillages de la vie des autres. Mais les cafouillages de la sienne de vie, qui va s'en occuper ?

Elle a vu son poisson rouge tenter de se suicider de multiples fois. Fille seule, elle devient serveuse à Montmartre quand elle s'émancipe de la tutelle parentale et banlieusarde. Elle passe son temps à faire des ricochets sur le canal St Martin. Elle aime aussi casser la croûte des crèmes brûlées. Timide, elle vit dans un monde imaginaire, un studio peint en rose, et sans personne avec qui partager son cœur gros comme ça. Jusqu'au jour, où Lady Diana meurt. Ce soir là, elle retrouve une petite boîte de souvenirs, cachée dans un de ses murs. Elle décide de la rendre à son propriétaire, qui doit désormais être adulte. S'il est heureux, elle recommencera avec d'autres : son père, Dominique, Georgette, Lucien, Joseph, Madeleine, Raymond, Hipolito… Il n'y a qu'à Collignon à qui elle jouerait bien des tours. Et puis un jour elle récupère par hasard l'album de collection de photomatons de Nino. Mais, trop effarouchée, de peur de le rencontrer, elle s'amuse à devenir Zorro, justicière masquée. Secrètement, elle rêve du grand amour. Au grand jour, elle répare les cafouillages et désordres de la vie des autres. Raymond et Gina vont tout faire pour que la rencontre avec Nino produise l'étincelle de sa vie. Quel drôle de destin que celui d'Amélie Poulain.

Nino Quincampois

Caissier à mi-temps au Palace vidéo, roi du porno, collectionneur de photomatons ratés, tous les mercredis à la foire du trône, il hulule aux oreilles des passagères du train fantôme.

Incorrigible romantique à mobylette. Il est caissier à mi-temps dans un vidéo porno de Pigalle, étiquetant des phallus de toutes tailles. Le mercredi, jour des enfants, il s'amuse à jouer les gorilles qui murmurent aux oreilles des filles dans un train fantôme de la Foire du Trône. Et sinon il occupe son temps à collectionner les photos jetées par les clients des photomatons. Mais un visage revient à chaque fois, et il cherche à éclaircir le mystère. En poursuivant ce gars étrange qui se fait tirer le portrait dans tous les photomatons de la capitale, il perd un album… Jusqu'au jour où il tombe amoureux d'un visage masqué, d'une Zorro en tunique, qui apparemment a récupéré un de ses albums photo égaré.

Raymond Dufayel

Lui, c'est l'homme de verre. A cause d'une maladie congénitale, ses os se cassent comme du cristal. Une simple poignée de main risquant de lui broyer les métacarpes, ça fait vingt ans qu'il évite de sortir de chez lui. Il passe son temps à reproduire le "déjeuner des canotiers" de Renoir, à raison d'un par an, depuis vingt ans.

L'homme de verre, c'est à dire celui qui doit avoir un appartement en coton, qui ne sort jamais, dont chacun des os se brisent. Qu'il ne rencontre pas Gina ! Alors le vieux bonhomme passe le temps à peindre, ou plus précisément à tenter la reproduction parfaite d'un chef d'œuvre de Renoir, cherchant le regard juste. Un tableau par an. C'est aussi un bon voisin très solitaire, qui aide Amélie, qui donne des cours à Lucien, qui connaît tout de ses voisins. Et pour savoir l'heure, il a une manière étrange d'utiliser un caméscope pointé sur une horloge dans la rue, et branché sur sa TV.

Collignon, l'épicier

Bête et méchant, il aime humilier plus faible que lui, sans que personne n'ose lui river le clou. "Un bon souffleur de rue comme au théâtre caché derrière chaque soupirail, prêt à vous glisser une bonne répartie bien cinglante, voilà ce qu'il faudrait pour que les timides aient enfin le dernier mot"...

Raciste. Bête. Vieux garçon qui ose mettre le numéro de sa mère en mémoire après celui des halles de Rungis. Vieux pantouflard pas aimé. Humiliant les plus faibles, il ne supporte pas la contestation. Il tue les timides et ses habitudes étouffent le moindre sentiment qu'il pourrait avoir. Il ressemble beaucoup aux minables lâches des précédents films de Jeunet. Collignon mérite une bonne leçon.

Lucien

Amélie aime sa façon délicate de saisir les endives, comme si c'était des oiseaux tombés du nid. C'est sa façon de lui manifester son amour du travail bien fait.

Il aime les légumes qu'il vend, chez l'épicier Collignon, en bas de chez Amélie. Il a une tendresse, une affection pour chacun d'entre eux. Il les bichonne, il les berce. Il aime le travail nickel. Il livre lui-même les clients des immeubles aux alentours. Et il apprend à peindre chez Monsieur Dufayel. La générosité même. Amélie l'apprécie bien.

Raphaël Poulain

Amélie a six ans. Raphaël Poulain n'a de contact physique avec la petite Amélie qu'au cours de l'examen médical mensuel. La fillette, bouleversée par cette intimité exceptionnelle, ne peut empêcher son coeur de battre la chamade... Dès lors, son père, consterné, la croit victime d'une anomalie cardiaque.

C'est le papa d'Amélie. Un papa médecin qui ne touche sa gamine qu'une fois l'an, pour son examen médical. Un contact tactile inhabituel pour la petite fille, qui en fait battre la chamade à son cœur. Le père la déclare cardiaque, inapte à l'école, aux autres et la coupe du monde. Mais Raphaël Poulain est un brave homme qui a peur de tout, des menaces extérieures .Vivant seul en pavillon de banlieue à sa retraite, il se consacre à son nain de jardin. Une profonde dépression l'envahit quand son nain l'abandonne et s'en va faire le tour du monde. Raphaël Poulain pense alors voyager…

Amandine Fouet

Comme chaque année, Amandine Fouet emmène sa fille brûler un cierge à Notre-Dame, afin que le ciel lui envoie un petit frère. La réponse divine intervient trois minutes plus tard. Malheureusement, ce n'est pas un nouveau-né qui tombe du ciel, mais une touriste québécoise, Marguerite Bouchard, résolue à en finir avec la vie à la suite d'un chagrin d'amour... Amandine Poulain, née Fouet, est tuée sur le coup.

C'est la maman d'Amélie. La petite fille n'a pas beaucoup de souvenirs, si ce n'est la complicité de sa mère dans la perte de son poisson rouge. Chaque année, le rituel maternel passe par Notre Dame de Paris, pour y brûler un cierge et espérer la venue d'un petit frère. Mais le ciel préfère lui enlever sa maman que de lui donner un frérot. Marguerite Bouchard, touriste québécoise, de profession mais pas de foi, lui tombe dessus comme une vulgaire gargouille. Le chagrin d'amour suicide la Bouchard et tue la Poulain.

Georgette, la buraliste

Elle, c'est Georgette, la buraliste hypocondriaque. Quand elle n'a pas de migraine, c'est le nerf sciatique qui coince. L'oxyde de carbone la fait tellement tousser qu'elle frôle constamment le décollement de la plèvre.

Une buraliste hypocondriaque qui vend des paquets de tabac et se shoote aux médicaments, ça existe. Il lui suffirait juste d'un bon coup pour qu'elle se décoince et arrête de râler par frustration. Elle a toujours un bobo quelque part, un pull en plein été, une raison de se plaindre, et continue à supporter la pollution et les gens, malgré l'impact négatif sur son comportement. Georgette va donc avoir le coup de foudre pour Joseph, sur les conseils de Suzanne.

Vous suivez ? Cet amour si soudain va la rendre malade, évidemment…

Joseph, un jaloux maladif

C'est un jaloux maladif qui ne prend son plaisir qu'en crevant les pustules des emballages plastique.

Il y en a comme ça, qui passe leur temps à ruminer leurs aigreurs. Joseph est un " jealous guy ", à en être paranoïaque. Il est tous les jours dans ce café, à épier son ex et chacun de ses gestes, Gina. Il enregistre tout, jusqu'au moindre mot dit à un client. Et puis un jour, il découvre une autre femme, qui lui crevait les yeux, pour laquelle il crève d'amour. Il la rend belle, défoule sa libido dans les WC du café, jusqu'à en faire trembler toutes les tasses… Mais sa possessivité va tout gâcher. Et il va encore faire péter les plombs aux femmes, et passer son temps à péter les bulles des emballages en plastiques.

Madeleine Wallace

Elle, c'est Madeleine Wallace, la concierge d'Amélie. On dit "pleurer comme une madeleine" et 'Wallace"..... Il y a les fontaines Wallace...C'est vous de dire si elle était prédestinée aux larmes...

La concierge d'Amélie est une indécrottable nostalgique de son salaud de mari. Alors elle pleure " comme une madeleine " ou comme une " fontaine wallace ", selon les références. Elle lit et relit les lettres de son cher et tendre parti avec une plus jeune qu'elle. C'est bien la seule concierge qui se soucie plus de son sort que des ragots de son immeuble. Il va bien falloir la rendre heureuse, un jour, la concierge…

Suzanne

La tenancière du bistrot, et donc l'employeuse d'Amélie, qui est serveuse. Debout derrière son zinc montmartrois, elle observe les couples se faire et se défaire, pas dupe. Cette ancienne du cirque, amoureuse des équidés, va frôler les 30 ans de comptoir. Le cocktail qu'elle connaît par cœur, le coup de foudre : " prenez deux habitués, de sexe opposé, faites-leur croire qu'ils se trouvent mutuellement irrésistibles, laissez mijoter, ça marche à tous les coups. " Ca ne l'empêche pas d'être généreuse et compréhensive.

Gina

Avec une grand mère guérisseuse, elle a appris à décontracter les os et articulations de ses clients. Bonne copine, pas douée pour ses propres amours, Gina est la collègue d'Amélie.

     

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