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les procédés du réel


   

I- Déplacement des faits :

  1. La grand-mère raconte : placée au début et à la fin du film

    1. Crédibilité accordée à un récit de grand-mère (symbolise la sagesse)
    2. Réalité :
      • du monde de la grand-mère (décor réel d’une chambre d’enfant)
      • de la situation d’une grand mère qui raconte une histoire à sa petite fille
    3. Donc :
      • réalité du château vu à travers la fenêtre de la chambre
      • Du récit qui va suivre
    4. Réalité confirmée par la séquence finale = fin du récit de la grand-mère « je le sais parce que j’y étais ! »

  2. Les séquences au château

    • Evocation fragmentaire comme les souvenirs
    • Chaque souvenir est appelé par un stimulus (ouvre-boîte, savoir-vivre en société, cadeau de Noël) comme dans la réalité
    • Maintien de l’intérêt du spectateur : château abandonné au début, visage de l’homme mort… pourquoi ? les réponses apparaissent dans les évocations des souvenirs d’Edward
    • Histoire dans l’histoire permet au spectateur de faire connaissance avec Edward et de s’y attacher (comme Kim : découverte, attachement, amour ) CF : le regard à la télé (caméra subjective) c’est nous qui voyons ou c’est Kim ?

II- Ancrages dans le réel :

  1. Cadre spatio-temporel (celui du récit de la grand-mère)

    • Déroulement chronologique des cinq journées : succession des différents moments de la journée, balisage temporel facilement repérable
    • Lieu : ville américaine qui pourrait exister ainsi que ses habitants ( le château n’apparaît qu’au début et à la fin)


  2. Aspect pseudo-scientifique :

    • Autrefois, la ville était sans neige à Noël, aujourdh’ui elle est sous la neige à Noël : pourquoi ?
    • Question posée au début du film par la petite fille, en fait question prétexte à un récit explicatif (// mythe, légende : explication d’un phénomène)


  1. On croit à la situation de la grand-mère qui raconte.
  2. On croit ce qu’elle raconte surtout que son histoire prend appui sur un cadre réel ==> On croit à l’existence d’Edward et à la réalité des ses souvenirs, donc à sa création.
    Le spectateur = la petite fille =>Le spectateur = Peggy puis Kim
  3. Puisqu’on croit à l’existence d’Edward, on croit à ses souvenirs et à sa création, donc à son inventeur (spectateur= Edward).
    Le spectateur = Edward
    Point de vue interne
    Nous = témoins des trois niveaux du récit.
     

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