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Luis Sepulveda : dossier
   
Séquence : Le vieux qui lisait des romans d’amour 4 e
 

Luis Sepulveda est né en 1949 au Chili, grand voyageur, il vit actuellement à Hambourg. Il a obtenu plusieurs prix. Le Vieux qui lisait des romans d’amour a été traduit de l’espagnol par François Maspero. Ce roman a été lu, en 1993, en feuilletons, sur les antennes de la RTBF.

Le sujet : Antonio José Bolivar est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d’hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l’antidote au redoutable venin de la vieillesse: il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent de l’amour, le vrai qui fait souffrir.

 

couverture du roman
 
L’auteur et ses livres

Sepulveda est d’abord un formidable conteur. Il passe avec un égal bonheur du roman au thriller et du récit autobiographique à la nouvelle onirique. Cet auteur chilien, né en 1949, s’est révélé avec un court roman, Le vieux qui lisait des romans d’amour , une sorte de "vieil homme et la mer" qui aurait pour décor la forêt amazonienne menacée par des hommes blancs prétendument civilisés. Ce premier livre est dédié à Chico Mendez, dont Sepulveda a partagé la lutte. Dans Le monde du bout du monde , nous suivons l’enquête d’un journaliste proche de Greenpeace sur les massacres perpétrés par les baleiniers nippons. L’auteur en profite pour entonner un hymne à la Terre de Feu. Puis il passe au thriller avec Un nom de torero , Hot Line , Yacaré et Journal d’un tueur sentimental . Au talent du conteur s’ajoute l’intrigue, mais les préoccupations demeurent les mêmes : les séquelles laissées en Amérique du Sud par les dictatures militaires, l’écologie militante, le sort des peuples premiers et la lutte pour la vie face aux meurtres commis au nom du profit. Préoccupations dont on retrouve les sources dans le récit le plus autobiographique de l’écrivain, Le neveu d’Amérique . Y sont en effet évoqués le souvenir du grand-père, anarchiste andalou qui aura pris le chemin de l’exil au Chili et quelques savoureux épisodes et rencontres de l’auteur lors des pérégrinations qui ont suivi sa libération des geôles de Pinochet, où il avait été torturé. Sepulveda s’y révèle tour à tour bon vivant et militant, amoureux de son continent et cosmopolite, fraternel et songeur. Signalons enfin Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre , un recueil de nouvelles où se mêlent intimement désirs, rêves, amours, amitiés et politique, suivant les détours du destin.


Philippe Schmetz

 

 

Sur le site de la Fédération Internationale des Professeurs de Français une communication universitaire passionnante de Ida BRAVO, doctorante à l’Université de Paris III, sur L.Sepulveda et I. Allende dont nous citons la conclusion :

« C’est ainsi que, au moyen de représentations stéréotypées, les écrivains arrivent à façonner des images des gens d’une société donnée en mettant en avant des traits qu’ils jugent nécessaires pour leur argumentation. La littérature est un excellent moyen à disposition des professeurs et des élèves de langue en ce sens qu’elle constitue un outil excellent pour nous apprendre à nous détacher de tout ethnocentrisme, à enlever nos " lunettes culturelles " pour appréhender l’Autre dans sa complexité, dans sa singularité et en ce qu’il a de commun avec nous-mêmes et qui le rend proche et lointain à la fois. L’éducation de l’homme à l’altérité lui permettrait de mieux se retrouver dans la pluralité humaine, dans un espace qui est devenu selon l’expression de Carmel Camilleri un " champ humain planétaire ".

 

 
affiche du film

  La 4° de couverture du livre, dont les élèves se sont « inspirés » dans leurs lettres :

Lorsque les habitants d’El Idilio découvrent dans une pirogue le cadavre d’un homme blond assassiné, ils n’hésitent pas à accuser les Indiens de meurtre. Seul Antonio José Bolivar déchiffre dans l’étrange blessure la marque du félin. Il a longuement vécu avec les Shuars, connaît, respecte la forêt amazonienne et a une passion pour les romans d’amour. En se lançant à la poursuite du fauve, Antonio José Bolivar nous entraîne dans un conte magique, un hymne aux hommes d’Amazonie dont la survie même est aujourd’hui menacée.

L’affiche, la bande annonce et la fiche technique du film.  

 

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