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écriture poétique

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Le vieux

Il apprit la langue des Shuars en participant à leurs chasses.
Il apprit à se servir d’une sarbacane pour chasser des pacas.
Il apprit à chasser des tapirs, des pacas, des cabiais, des pécaris à colliers, des singes, des oiseaux et des reptiles.
Il apprit à lire mais
Il n’ a pas appris à écrire.
Il apprit à être courageux.
Il apprit à connaître la forêt grâce aux Indiens.
Il apprit à savoir qu’ il ne faut pas chasser dans certaines périodes.
Il apprit à reconnaître les fruits qu’ il faut manger et les fruits qu’ il ne faut pas manger.
Il apprit à construire des cabanes.
Il apprit à se réfugier sous une pirogue quand il voulait être seul.
Il apprit à s’ amuser avec les Shuars en fumant le calumet de la paix et en crachant par terre.
M. Y.T.   haut de page
  Il apprit à pêcher,
Dans la forêt,
Mais il ne savait pas bien manger,
Il apprit à être excellent chasseur ,
Dans la forêt
Mais il ne sentait pas la rose,
Il apprit la langue des shuars,
Dans la forêt,
Mais il voulait se venger d’elle,
Il apprit à rester condamné,
Avec ses souvenirs pour seule compagnie,
Mais il ne les regrettait pas,
Il apprit à lire,
Mais ne savait pas écrire,
Mais surtout,
Il apprit l’art de vivre.
T. R.    haut de page
 

LE VIEUX

II apprit à lire avec des romans
II apprit à penser avec technique
II apprit à parler la langue indienne
II apprit à reconnaître la bonne et la mauvaise nourriture
II apprit à survivre sans personne d’autre
II apprit à se défendre contre les animaux sauvages qui habitent la forêt
II apprit à faire des déductions
II apprit à se servir de sa tête
II apprit à pêcher comme personne
II apprit à se servir de la sarbacane
Mais malheureusement, il n’a pas appris à écrire
T. H.    haut de page
 

Le vieux

Il apprit à lire,
mais ne savait pas écrire.
Il apprit à chasser,
mais aussi à fabriquer de petites choses pour chasser.

Il apprit à pêcher,
mais allait pêcher avec son ami bien aimé.
Il apprit la langue des Shuars,
mais il a été chassé par les Indiens.

Il apprit à reconnaître les différentes odeurs,
et chercha d’où elles venaient.
Il apprit à se doucher,
mais ne prenait pas soins de ses habits.

Il apprit à connaître toutes les différentes traces d’animaux ,
mais pas à les affronter.
Il apprit à connaître quelques serpents dangereux,
il savait bien retirer le venin et le donner pour la recherche.

Il apprit à aimer une femme,
mais ne voulait pas d’ enfants
Il apprit à cultiver,
mais pas à se faire fortune.

Il apprit à communiquer ,
avec des sorciers qui avaient de l’amertume.
Il apprit presque tout sur la nature,
mais aussi beaucoup sur l’homme.

Il apprit un jour que l’homme blanc est assassin,
mais savait aussi qu’il était blanc, mais pas comme eux.
Il apprit à parler,
mais parlait moins vite.

V. P.    haut de page
 

Il apprit

Il apprit la langue des Shuars
En participant à leurs chasses

Il apprit à chasser les animaux
Tels les reptiles, les sangliers et les pécaris

Il apprit à se servir de la sarbacane
Très efficace et silencieuse

Il apprit à se servir de la lance
Pour capturer les poissons rapides

Il apprit à construire une cabane
Pour y habiter et s’y abriter en cas de pluie

Il apprit à résister aux tempêtes
Toutes aussi dangereuses les unes que les autres

Il apprit à distinguer les fruits
Qui étaient soit comestibles, soit vénéneux

Mais il apprit par-dessus tout
L’art de vivre avec la forêt.

A. P.     haut de page
 

Le vieux

II apprit la culture des Indiens
II apprit la langue des Indiens
II apprit à utiliser la sarbacane
I1 apprit à chasser des animaux sauvages
Il apprit à utiliser la lance pour chasser les plus rapides des poissons
II apprit à choisir les fruit bons et savoureux de l’Amazone
II apprit à lire à lire
Il apprit à déduire
Il apprit à ne pas user son dentier
II apprit à se débrouiller dans la nature
Et surtout il apprit l’art de la forêt
H. P.    haut de page
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portrait d’un héros singulier

 

Marcelino

Marcelino savait lire, écrire mais pas pêcher. Il vivait sur une île de Polynésie Française qui se nommait Raiatea. Il était habillé en t-shirt à moitié déchiré et d’un short lavé deux fois par mois. Il habitait une petite maison située au bord d’une plage. II ne pouvait pas manger de poissons car il ne savait ni pêcher ni nager. Dans sa petite maison, il y avait une petite chambre, une petite cuisine et une petite table. A côté de sa maison, il y avait une salle de bain et une serviette lavée deux fois par mois perchée sur un arbre. Il n’avait pas de photo de sa femme qui s’appelait Bernadette. Elle était belle, plus belle qu’un top model. Elle est morte à la suite d’un accident de voiture. Marcelino était pas très beau. Il avait un dentier qu’il lavait trois fois par mois et aussi une mauvaise haleine. Ses cheveux n’étaient pas lisses comme les miens. Les siens étaient un peu durs.
C. S. S..   
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lettres à un éditeur

 

Monsieur l’éditeur ,

Je veux que vous lisiez mon livre.
Le titre de mon livre est Le Vieux qui lisait des romans d’amour. Mon histoire se passe à EI Idilio, une ville qui se trouve en Amazonie. II parle d’un cadavre retrouvé dans une pirogue. Les habitants d’EI Idilio n’ont pas hésité à accuser les Shuars. Seul Antonio José Bolivar déchiffre dans l’étrange blessure la marque d’un félin. II a longuement vécu avec les Shuars, connaît , respecte la forêt Amazonienne et a une passion pour les romans d’amour. Il se lance à la poursuite du fauve.
J’ai écrit ce livre pour défendre les Shuars. Car la forêt Amazonienne est dévastée par des hommes. Et les Shuars n’ont pas d’endroit pour camper tranquillement . Ils doivent tout le temps se déplacer pour survivre.
J’espère que mon livre vous plaira. Je vous remercie de votre compréhension et acceptez mes salutations distinguées.

Luis Sepulveda
N. B.    haut de page
 

Monsieur l’éditeur ,

Voilà !Je viens de terminer d’écrire mon livre. Il s’intitule Le Vieux qui lisait des romans d’amour. Ce livre nous parle de la forêt amazonienne, des habitants de la forêt.
C’est l’histoire d’un gringo qui a tué les petits d’une ocelote. L’ocelote veut alors se venger, elle attaque le gringo qui mourra par la suite. A ce moment-là, le vieux sait que l’ocelote va tuer tous les habitants dans son territoire. C’est le vieux qui doit tuer l’ocelote. Il y arrive à la fin de l’histoire.

J’ai écrit ce livre pour pouvoir donner un message sous forme d’histoire. Ce message nous informe qu’il faut faire attention à la végétation, aux animaux qui sont en voie de disparition. II faut mieux faire connaître cette forêt, ce coin du monde qu’il faut protéger parce que cette forêt perd sa végétation.

C’est pour cela que je vous demande de bien vouloir publier mon livre Le Vieux qui lisait des romans d’amour.
Je vous le demande sincèrement. Veuillez publiez mon livre.

Merci.
Je vous prie de bien vouloir agréer mes sincères salutations et remerciements !

Luis Sepulveda
T. H.    haut de page
 

Monsieur l’ éditeur

Bonjour,

je m’appelle Luis Sepulveda.
Je viens de terminer un livre qui a comme titre : Le Vieux qui lisait des romans d’amour.
Je vais vous résumer l’histoire.

Lorsque les habitants d’El Idilio découvrent, dans une pirogue, le cadavre d’un homme blond assassiné, ils n’hésitent pas à accuser les indiens de meurtre. Seul Antonio José Bolivar déchiffre dans l’étrange blessure la marque d’un félin. Il a longuement vécu avec les Shuars, connaît, respecte la forêt amazonienne et a une passion pour les roman d’ amour. En se lançant à la poursuite du fauve, Antonio José Bolivar nous entraîne dans un conte magique, un hymne aux hommes d’Amazonie dont la survie même est aujourd’hui menacée. J’ai écrit ce livre parce que les Indiens (les Shuars) de l’Amazonie sont aujourd’hui même menacés. Ils ne sont plus qu’une trentaine de familles. I1s ne vivent pas comme nous. Eux, ils vivent de leur chasse, de leur cueillette et de leurs cultures.
La forêt elle-même est menacée. Il y a des braconniers qui tuent n’importe quel animal, sans savoir qu’il est en voie de disparition et ils arrachent des plantes très rares, alors qu’elles sont elles aussi en voie de disparition.
Monsieur l’éditeur, je vous demande de publier ce livre pour que le monde sache ce que j’ai éprouvé en regardant cette scène et en écrivant cette histoire. Si vous publiez ce livre, je vous serai reconnaissant.

Merci de votre amabilité, de votre sagesse et de votre gentillesse. Envoyez-moi vite votre réponse.
A bientôt.

Luis Sepulveda
Y.T. M.    haut de page
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