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"Édouard aux mains d'argent" : textes d’élèves

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SUITE DE TEXTE :
Votre grand-mère vient de finir son histoire, elle sort de la chambre et vous vous endormez en pensant à Edward et à son château. Racontez votre rêve.



[texte 1]

Je suis près du château, j’entre dans le jardin où se trouvent des milliers de fleurs que je n’ai encore jamais vues. Des lianes descendent tout le long du mur qui entoure le château. Il me paraît isolé de tout le monde, je marche vers l’entrée, j’ouvre la grande porte, je vois le contraire de ce que j’ai vu à l’extérieur : d’horribles sculptures s’approchent de moi, j’ai la chair de poule, je frissonne de partout, je vois un escalier qui arrive vers moi. Sans plus attendre, je le monte pas à pas ; quand j’arrive en haut, je comprends alors que je suis au grenier. Je marche à petits pas, il n’y a rien, il fait sombre, une odeur de mort effleure mon nez. Soudain, une créature avance vers moi en agitant des paires de ciseaux tout visqueux ; elle a le visage tout blanc, des ciseaux à la place des mains, des yeux rouges de feu. elle me fait peur ; au pas de course je cours vers les escaliers mais ceux-ci ont disparu. J’entre dans un brouillard total, je distingue ces horribles sculptures qui jaillissent vers moi une à une. Tout à coup, un homme se présente devant moi ; c’est la créature Edward qui me dit d’une voix étrange :" je veux te trancher la gorge pour faire cadeau de ta tête à mon père!". Je comprends alors que l’odeur de mort appartient à son père. Je me demande si ce n’est pas lui qui l’a tué. Je vois une porte de sortie surgir de je ne sais où. J’essaye de l’ouvrir, en vain. Je vois Edward, devant moi. Il me dit : "N’aie pas peur, je ne te ferai aucun mal !". Alors, il me prend la tête et à coups secs de cisailles commence à me trancher la gorge. Je me réveille avec une envie de cracher et de vomir comme si on avait tenté vraiment de me trancher la gorge.
Je compris alors que je venais de faire un horrible cauchemar...



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[texte 2]

Ma grand-mère m’embrassa, puis elle sortit de ma chambre, en me souhaitant de faire de beaux rêves. Je fermai les yeux et je sentis tout de suite que j’allais être transportée dans un monde où régnait l’irréel.
Je me promenais dans la forêt quand je vis se dresser devant moi un château immense et sinistre qui me donnait la chair de poule. Ce château me fit penser alors à une histoire que ma grand-mère m’avait racontée. Comment se faisait-il qu’un château se trouve en pleine forêt ? Pourquoi personne ne le connaît ? La curiosité m’envahit et je franchis le portail qui grinça tellement il était ancien. Des arbres étaient magnifiquement taillés en forme d’animaux. Soudain, j’entendis un bruit. Je me retournai et vis quelqu’un sortir de la pénombre. Il avait des ciseaux à la place des mains. Et j’eus peur.
" N’ayez crainte, je m’appelle Edward.
- Je... je... m’appelle Annabelle.
- Vous ressemblez à quelqu’un que j’ai beaucoup aimé !"
Quand il me dit son nom, j’eus un choc ; il parlait de ma grand-mère.
"Mais c’est ma grand-mère!"
Nous discutâmes et j’eus l’idée de lui faire faire le tour de la ville.
"Cela a beaucoup changé !" dit-il.
Puis des tas de questions m’envahirent. Comment se faisait-il qu’il n’avait pas vieilli ? Qui était-il ? Puis, comme ça je lui dis : "Qui êtes-vous ?
- Je ne sais pas, je sais seulement que je suis fait en fer."
Etait-ce une machine ? Une machine n’éprouve aucun sentiment. Comment se faisait-il qu’il en éprouvait ?
Mystère !
"Nous voilà arrivés !" dis-je.
La ville était immense ; moi-même je ne m’en étais pas aperçu. Les maisons étaient joyeuses et bien rangées, les femmes ne travaillaient pas ; on aurait dit qu’on était dans un conte ! Des milliers de promeneurs dévisageaient Edward. Puis, sans le faire exprès, il bouscula un passant et le blessa.
" Je vais porter plainte !
-Fuyons !" dis-je
Nous courûmes alors et nous nous arrêtâmes plus loin. Puis il voulut tenir une échelle sur laquelle il y avait un homme mais il la fit vaciller davantage et l’homme tomba. Un gendarme qui passait par là, l’arrêta et l’emmena. Le fonctionnaire ne voulut pas le relâcher. Alors je le fis fuir. Des policiers étaient derrière nous. Quelques minutes plus tard, il s’arrêta pour dire :
" Il y a des années j’ai été chassé comme aujourd’hui et la meilleure solution c’est que je retourne vivre au château. Tout le bien que je veux faire se transforme en mal. Au revoir!
- Non ! Edward !
- Si !
- Sache quand même que je ne t’oublierai jamais !"
Et il me serra dans ses bras.
Puis il continua à marcher puis disparut. Il avait emporté son secret avec lui. Et mes questions restaient sans réponse car il ne savait presque rien sur lui.
"Annabelle, Annabelle !"
J’ouvris les yeux.
"-Où est le château, la forêt ?
- Tu as dû rêver, ma chérie !"
Oui, j’avais dû rêver; je dis alors : " Tu sais, Grand-mère, je comprends ce que tu as ressenti ! "

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