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Préambule



Le constat général que nous pouvons faire dans les collèges est celui-ci : les enfants originaires du territoire, sauf cas exceptionnels dans les collèges de la zone urbaine, s'expriment très mal en français et/ou en tahitien.
Les raisons en sont multiples. Les deux langues sont utilisées dans de nombreuses familles, mais ni l'une ni l'autre n'est parfaitement maîtrisée ; aussi assistons-nous à une pratique langagière plus ou moins "hybride".

Ex 1 : E hia moni tā 'oe tui i'a ?
- 1500 F

Ex 2 : Horo'a mai na te couteau.

Ex 3 : A fea 'oe e ho'i mai ai ?
- Dimanche.

Cette pratique étant transmise aux enfants dès leur plus jeune âge, ces derniers éprouvent bien des difficultés à s'exprimer dans une langue unique (tahitien ou français) de manière correcte.

En outre, des analyses faites sur ces pratiques langagières ressort la remarque intéressante suivante : l'emprunt à la langue française intervient dans les situations de communication fonctionnelle. "Le message est passé, c'est l'essentiel !", il devient dès lors inutile de vouloir préciser les références linguistiques adéquates.

Aussi nous apparaît-il nécessaire de tenir compte des situations de pratique langagière "hybride" spécifique aux enfants de nos collèges que nous proposons de mettre en place.

Notre objectif essentiel est de donner à l'enfant le "vouloir" et le "pouvoir" s'exprimer uniquement en langue tahitienne lorsque la situation se présente.

  • Le "vouloir" en le mettant en situation de communiquer sans avoir à redouter la sanction immédiate de l'enseignant.
  • Le "pouvoir" en lui fournissant les éléments linguistiques adéquats.
  • Le "vouloir" et le "pouvoir" en faisant appel à des méthodes actives et attrayantes.