DIALOGUE THEATRAL, DIALOGUE DANS LE RECIT, LA FABLE, LA BD, LE CINEMA. SEQUENCE DE 6ème

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OBJETS D'ETUDE

-LE DIALOGUE DANS LE RECIT.
-LES NIVEAUX DE LANGUE.
-L'INSERTION DU DIALOGUE DANS LA FABLE, SON ROLE.
-LA DIFFERENCE ENTRE « voici » ET« voilà ».
-LE DIALOGUE DANS LA BD.
-LE DIALOGUE AU CINEMA.
-LE TEXTE DE THEATRE :

* Sa mise en page, les répliques, les didascalies, les apartés (la double énonciation)
*Le personnage de théâtre : personnages principaux et secondaires.
*Le comique au théâtre.
*L'exposition, l'action, le dénouement.
*Le jeu théâtral. (Si possible intervention d'un (e) professionnel (le)
*L'impératif.

En ce qui concerne Le médecin malgré lui une partie de l'œuvre sera lue en classe, certaines scènes à la maison, d'autres vues en vidéo. Il conviendra de « doser » en fonction du niveau des élèves.


SEANCE 1 :

Objectifs : repérer le dialogue et sa ponctuation dans un récit, dans des textes déjà connus.

On relit dans Iles Océanes l'extrait de La soirée au temple (Légende de Maui) page 333. (Ou dans le livre d'Edward Dood pages 10 et 11).
On demande aux enfants de bien regarder la ponctuation. Ils repèrent les passages entre guillemets. Ce sont les paroles prononcées par Maui et sa mère. On constate que chaque fois un verbe annonce que le personnage va parler : « appela », « s'écria », « répondit » etc, qu'on écrit les deux : et qu'on ouvre les guillemets. On ferme les guillemets quand le récit reprend. Les paroles sont souvent au présent sauf si la personne raconte un fait passé comme ici Maui quand il raconte ses premiers mois ou que Uahea les évoque à son tour.
On reprend aussi le passage précédent La venue de Maui (pages 329 et 330) et on constate que quand le dialogue est ininterrompu et qu'on change de personnage on emploie des tirets chaque fois qu'un nouveau personnage prend la parole. (On rappelle que « dialogue » signifie conversation entre plusieurs personnes et pas seulement deux)
On note ces règles du dialogue ( deux points, les guillemets, les tirets) illustrées par de petits exemples.

Travail entre deux séances : écrire au brouillon un court dialogue entre une maman et deux de ses enfants. Elle veut que l'un aille chercher du pain et que l'autre essuie la vaisselle, les deux veulent aller faire les courses. On commence par une phrase de récit, le dialogue doit être coupé par du récit puis reprendre.


SEANCE 2

Des enfants volontaires lisent leurs petits textes. On en choisit un et on le refait ensemble au tableau en l'enrichissant (travail sur les « verbes de parole », s'écria, s'exclama, rétorqua etc… (plutôt que le verbe dire systématiquement). On note en rouge la ponctuation.

On lit en classe un extrait du roman L'Arbre à pain page 186. C'est le passage où Matarena (l'héroïne) parle avec Pito du tatouage qu'il a l'intention de se faire faire. Elle le questionne. Au début c'est un récit puis le dialogue s'instaure. C'est un passage amusant (Matarena a peur qu'il ne se fasse tatouer un dragon !).
On remarque les tirets mais il n'y a pas de guillemets. Par contre, on va à la ligne à chaque changement de personnage.

Travail entre deux séances : relire le passage et relever les expressions incorrectes ou les tournures familières.


SEANCE 3

Objectifs : travailler sur les niveaux de langue, les distinguer, passer d'un langage à l'autre.

Le dialogue étant une traduction de la langue orale comporte souvent plus d'expressions familières que les autres passages.
On relève les familiarités : oubli d'une partie de négation, question sans inversion du sujet etc…
On réécrit les phrases soulignées dans le texte d'origine dans le niveau de langue courant puis on recherche comment on pourrait les réécrire en langage soutenu.
On donne des exemples notés dans le cahier de passage d'un registre à l'autre ( les trois niveaux de langue).

Travail entre deux séances : reconnaître les niveaux de langue de six phrases différentes.
En mettre une dans les deux autres registres.


SEANCE 4

Objectif : repérer le dialogue dans une fable et comprendre sa raison d'être.

Correction rapide de ce petit travail.
On distribue La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf de La Fontaine.
On lit le texte. Les enfants, qui ont déjà travaillé sur la poésie reconnaissent que c'est un poème versifié. Ils connaissent bien La Fontaine et disent que c'est une fable. On la commente, on en explique la morale.
On leur demande s'ils repèrent un dialogue. Ils le trouvent et voient les tirets qui correspondent aux changements de personnage : la grenouille et sa « sœur ». Comme le dialogue est fait de répliques très brèves (expliquer « répliques ») il n'y a qu'au début un verbe introducteur et cela permet cette grande rapidité du dialogue qui précipite le rythme de la fable et montre la frénésie de la grenouille. On peut remarquer au vers 8 quatre répliques en un vers : « -Nenni. -M'y voici donc ?-Point du tout. -M'y voilà ? »
La chute par contre est brutale au vers 10 : « S'enfla si bien qu'elle creva. » (octosyllabe alors que les trois vers précédents étaient des alexandrins).
On redit le poème à haute voix et on voit bien le rôle vivant du dialogue.
On peut le faire relire à trois voix : le narrateur, le grenouille et la sœur.
Il faudra bien sûr expliquer rapidement les termes de la morale « bourgeois », grands seigneurs », « prince », « marquis », « ambassadeurs » (terme toujours d'actualité), « page » en expliquant que tout cela sera revu précisément en 5ème et 4ème en parallèle avec le programme d'histoire.
On explique précisément la nuance entre voici et voilà.

A savoir pour le professeur : en tahitien aussi on note une nuance entre « teie » : ceci, ce qui est proche de moi et « tena » : cela, ce qui plus éloigné, proche de l'interlocuteur.
On peut trouver aussi « tera » : ce qui est loin et indéterminé.
Exemples : - « Teie tuira » : ce stylo-ci (que je tiens)
Tena puta » : le livre-là (que tu tiens).
Tera fare » : cette maison là-bas, lointaine et inconnue.
Le Tahitien est plus nuancé que le Français.
On peut se rappeler aussi la particule Te…nei : présent progressif
Ex : Te ‘amu neioia i te vī : il est en train de manger la mangue.
Te ‘amu ra ‘oia i te vī : il est en train de manger la mangue, là-bas, plus loin/ OU il a mangé la mangue il y a peu de temps. (Donc avant Einstein les Polynésiens avaient posé dans le langage l'équation espace/temps !)

Travail entre deux séances : apprendre par coeur la fable.


SEANCE 5.

Objectif : réciter une fable en mettant en valeur le dialogue.

Récitation. (avec une petite grille d'évaluation pour ceux qui écoutent : connaissance du texte, élocution, ton, vivacité du dialogue, gestuelle voire mime)

Travail entre deux séances : réviser.


SEANCE 6

Objectif :
-voir comment est traduit le dialogue dans la bande dessinée.

Suite de la récitation.
Distribution du début du Crabe aux pinces d'or de Hergé page 1 et 2.

On constate que l'image est parlante, que certaines vignettes (mot à retenir) sont vierges de texte et que d'autres contiennent des « bulles » avec le dialogue. Il n'y a pas de verbe introducteur car la bulle est reliée directement à la bouche du personnage.


SEANCE 7

Le dialogue au cinéma.

On voit avec un extrait du film L'homme qui voulut être roi, l'incipit, que l'image peut se substituer au texte pour créer une ambiance puis que le dialogue intervient mais que le visuel joue un rôle prépondérant et prend la place du narratif par rapport au dialogue. Ex : on voit le personnage de Kipling écrire au lieu de lire : « Il écrit ».

On voit un extrait de The Kid de Chaplin. Les explications sont données par des panneaux écrits puisque le film est muet.


SEANCE 8

Objectif : découvrir une pièce de théâtre classique, une comédie : la mise en page, les subdivisions.

On donne le livre Le médecin malgré lui de Molière.
On regarde la division en « actes » et « scènes », la liste des personnages au début, les noms des personnages en majuscules avant chaque « réplique », on a également sur le livre des photographies de représentation qui montrent le décor, la scène, le rideau.
On explique tout cela et on peut monter sur le livre d'histoire une photographie d'un théâtre antique. On explique l'origine du théâtre et on indique que dès l'antiquité il existait des pièces comiques.
On dit qu'on va lire la première scène de l'Acte I, qu'on expliquera les mots difficiles ou qu'on les lira dans les notes car le texte date du 17ème siècle.
Lecture de l'Acte I scène 1, comme il s'agit d'une scène de ménage, le sens général est facile à comprendre. On explique les jeux de mots « J'ai quatre petits enfants sur les bras »/ « Mets- les à terre ». On remarque les insultes (pas grossières). On repère ce que Martine reproche à son mari et on le formule au tableau : Sganarelle boit, dépense tout l'argent qu'il gagne il ne s'occupe pas de ses enfants, sauf pour les battre, il menace sa femme et finalement la frappe.
On remarque que les époux tantôt se vouvoient, tantôt se tutoient.

En Tahitien le pluriel de politesse n'existe pas, le « vous » désigne toujours plusieurs personnes.

On demande aux enfants comment on sait qu'il bat Martine. Les enfants remarquent la parenthèse en italiques « (il prend un bâton et lui en donne) ».
On explique que c'est une indication de mise en scène très importante et que cela s'appelle une didascalie/On note cela avec les autres indications (notions d'acte, de scène, de réplique. )

Travail entre deux séances par groupes, recherche au CDI :
*Trouver à quelle époque vivait Molière.
*Trouver ce qu'il reprochait aux médecins.
*Se renseigner sur l'autorité paternelle au 17ème siècle et sur les mariages imposés.
*Commencer une fiche sur le personnage de Sganarelle, noter ce qu'on apprend sur lui, son métier, son caractère, ses habitudes dans la scène1.


SEANCE 9

Objectifs :

-étudier le comique au théâtre.
-voir les notions d'aparté, de double énonciation et de monologue.

On corrige les résultats des petites recherches.
On indique que l'on a appris beaucoup de choses sur Sganarelle dans la scène 1 et qu'on appelle cette scène une scène d'exposition (explication du mot, rapport avec le mot « exposé ». ) On le note.
On lit la scène 2 et on la fait relire par 3 élèves qui la miment, les didascalies sont mimées et on montre bien la façon de dire l'aparté en fin de scène : « mais tu le payeras ». Cela permet d'expliquer de façon simple ce qu'est la double énonciation au théâtre.
On lit la scène 3 et on explique ce qu'est un monologue.
On note ces indications.

On demande maintenant aux élèves ce qui les a fait rire. Et on distingue le comique de mots (jeux de mots de la scène 1, le comique de geste (surtout envers M. Robert), le comique de situation (celle de M. Robert).

Travail entre deux séances (ou en étude dirigée) : écrire à deux une courte scène de théâtre qui montre une scène de ménage entre deux personnages contemporains et dans une langue orale (mais sans grossièretés) Les règles du théâtre devront être respectées : nom des personnages, répliques, didascalies. La scène devra être comique.


SEANCE 10 (2h)

Les élèves présentent leur scène en langue orale. On choisit la meilleure.
On la réécrit collectivement en bon français en l'enrichissant si nécessaire.
(Le professeur de Tahitien pourra faire le même travail si cela lui paraît possible)
On décidera de la jouer par la suite dans les trois versions : langue orale, français correct, tahitien correct. Les élèves deux par deux amélioreront petit à petit leur scène en étude dirigée en s'aidant de la correction du texte choisi et en demandant l'aide du professeur.

Travail entre deux séances : chercher si dans la scène 1 et dans la scène 2, certains personnages donnent des ordres à d'autres, noter les exemples au brouillon.


SEANCE 11

OBJECTIF : Etudier l'impératif.

On corrige ce travail : on étudie l'impératif présent et on constate sa fréquence dans les dialogues et plus particulièrement le dialogue de théâtre et la comédie.
On précise la particularité des verbes du 1er groupe : la deuxième personne du singulier de l'Impératif présent ne prend pas de –s contrairement à celle du présent de l'indicatif : « mange » mais "tu manges".

REMARQUES : Il convient de savoir qu'en Tahitien l'impératif est marqué par la particule « A » qui peut parfois ne pas être exprimée : « Mā » Tais-toi/Taisez-vous.
Mais « A ‘iriti te ōpani » Ouvre/ouvrez la porte (« A » particule de l'ordre, « ‘iriti » ouvrir, « te ōpani » la porte.
L'interdiction se marque par « Eiaha »+ « e »+ le verbe : « Eiaha e māniania » Ne fais/faites pas de bruit.

Exercice en classe : mettre quelques articles du règlement intérieur à l'impératif.


SEANCE 12

Objectif : Faire voir et comprendre la fin de l'Acte I et L'Acte II en théâtre filmé.

On résume l'action qu'on note sous forme de récit., on note les noms de nouveaux personnages et on les caractérise en quelques mots. On complète la fiche sur Sganarelle.
On explique le titre de la pièce « Le médecin malgré lui ».
On se rappelle les petites recherches sur le mariage et on cherche comment le problème du mariage imposé par un père tyrannique est posé dans le texte. (On indique aux enfants que malheureusement dans encore beaucoup de pays au monde des jeunes filles peuvent être mariées contre leur gré -on explique les expressions avec « gré ». )

Travail entre deux séances : pour une semaine après : lire l'Acte III. Cela se fera en partie en étude dirigée (si le niveau de la classe ne le permet pas le montrer en vidéo).


SEANCE 13.
Objectif : montrer aux enfants comment on « joue » au théâtre, mise en scène, gestes, position par rapport aux spectateurs etc…

Intervention d'un professionnel du théâtre qui reprend des extraits de la pièce entre autre la scène 1 de l'acte I.


SEANCE 14

Objectifs : - comprendre ce qu'est un dénouement (on explique l'étymologie de ce mot)
-définir la comédie.

Travail ensemble sur l'Acte III et la notion de dénouement.
On constate que dans une comédie tout finit bien (contrairement à la tragédie, nous en avions vu un court extrait dans la séquence sur la poésie. )

Evaluation sommative : les élèves, après une remise en « forme » de leur texte en français élégant (on prendra du temps en classe par binôme) et en tahitien correct (avec le professeur de tahitien) jouent dans les trois versions leur petite scène de théâtre, sur plusieurs jours (4 « duos » par jour). On pourra reprendre ce spectacle (pour la meilleure réalisation) sur une vraie scène à la fête du collège.


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