Un tour de table conduit les participants aux stages à exprimer
en un seul mot leur perception de l’expression « maîtrise
de la langue ».
Ces conceptions et représentations tiennent toujours à
deux grands domaines complémentaires :
la « mécanique
» de la langue : maîtrise du vocabulaire, de la syntaxe,
de l’orthographe, de la prononciation…
la communication
: maîtrise du discours écrit ou oral en situation d’échange
d’informations.
D’autres mots évoquent la complexité du chantier
ouvert : aspects relationnels, culturels, comportementaux…
Les enseignants de Polynésie perçoivent tous l’obstacle
majeur que représente la maîtrise insuffisante des langages
: c’est un handicap fort pour les élèves dans
leur construction des apprentissages.
En revanche, ils ont du mal à identifier
la nature exacte des difficultés des élèves et
perçoivent de façon imprécise leur rôle
pour tenter de les résoudre : prendre en compte l’apprentissage
de la langue est souvent perçu comme une source de « retard
dans le programme ».